Par La Voix de la Russie | En 2014, l’Inde s’est déclarée à voix haute être une des principales puissances spatiales. Le 24 septembre la sonde indienne Mangalyaan est parvenue à atteindre l’orbite de Mars après avoir franchi une distance de 680 millions de kilomètres. L’Inde est devenue le premier pays du monde à réussir à mettre sa sonde sur l’orbite de Mars dès le premier essai.

Les Indiens reconnaissent que la première expédition vers Mars était essentiellement une démonstration. Le pays a montré au monde entier ses capacités technologiques, estime le membre correspondant de l’Académie russe de la cosmonautique Andreï Ionine :

« C’est un grand succès pour l’Inde. C’est, sans aucun doute, un grand projet. A l’instar de beaucoup autres pays qui cherchent à rehausser leur rôle dans le processus technologique mondial, l’Inde accorde une grande attention à l’exploration de l’espace. Car la branche spatiale est un attribut d’une puissance technologique ».

L’Inde se propose d’envoyer une nouvelle expédition vers Mars dès 2018. Le directeur du Centre de développement des satellites de l’Organisation indienne pour la recherche spatiale (ISRO) S. Shiva Kumar a annoncé aux journalistes que cette fois un appareil de descente et un rover seraient envoyés vers la planète rouge.

Le succès de cette deuxième et plus compliquée expédition vers Mars demandera à l’Inde de consentir de grands efforts et de résoudre de nombreux problèmes technologiques. Le nouveau vol vers Mars sera précédé d’une expédition lunaire en 2016. « Notre objectif consiste à effectuer dans trois ans un atterrissage sur la Lune d’un nouvel appareil de descente indien et d’un rover indien », a déclaré le président de l’ISRO K. S. Radhakrishnan.

Chandrayaan-2 doit acheminer sur le satellite de la Terre un atterrisseur et un rover. L’expérience de l’expédition lunaire est indispensable pour réaliser la mission Mars-2.

Un autre défi de taille pour les ingénieurs indiens est la création d’un nouveau lanceur lourd. Les spécialistes de l’ISRO ont déjà créé un lanceur pour les satellites géostationnaires (GSLV-MarI-III) et un moteur-fusée utilisant des orgols cryogéniques. Selon leurs calculs, de telles fusées pourront tirer des appareils pesant deux et même trois tonnes.

Les GSLV-MarI-I-III seront utilisés pour lancer la station Chandrayaan-2 qui est plus lourde que la Chandrayaan-1 précédente et, plus tard, pour réaliser la mission Mars-2 car outre les instruments scientifiques les deux stations embarqueront un appareil de descente et un rover », a expliqué S. Shiva Kumar.

Les chercheurs indiens espèrent pouvoir achever les tests de leur fusée lourde avant le lancement de l’expédition lunaire prévue pour 2016.

 

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