PARTAGER

«Seulement les Japonais. Pas d’Indiens, madame», dit l’employé à une cliente. Cet hôtel de Bangalore, dans le sud de l’Inde, et son restaurant japonais sont décrits sur le site de l’établissement comme «destinés à la clientèle nipponne». Mais les autorités de la troisième ville du pays, comparant les moyens employés pour faire vivre cette devise à «l’apartheid», ont fait fermer l’ensemble lundi, rapporte le quotidien Bangalore Mirror.

Fin juin, deux reporters du journal avaient tenté de déjeuner au restaurant de spécialités japonaises sur le toit de l’hôtel, après avoir reçu plusieurs témoignages indiquant que l’accès était interdit aux Indiens. Se voyant à leur tourrétorquer qu’il «est difficile de maintenir la qualité» et que «l’hôtel entier est pour les seuls clients japonais et nous n’accueillons personne d’autre», ils ont décidé d’envoyer des «testeurs», un Britannique et un «Africain», qui se sont eux aussi vu refuser l’entrer.

Le maire de la ville, ému par l’affaire, a fait fermer l’établissement lundi, rapporte le Bangalore Mirror, qui évoque un débat enflammé sur les réseaux sociaux entre les internautes qui dénoncent la «discrimination» de la part de l’hôtel et ceux qui reconnaissent le droit de l’hôtel à «réserver son droit d’entrée».

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here